L'enseignement, un métier méprisé au Cameroun ?
Les conditions du métier d'enseignant au Cameroun laissent à désirer au point où on serait tenté de dire que ce secteur ne fait pas partie des priorités de l'Etat.
Comment expliquer qu'un enseignant formé, affecté dans un établissement quelconque peut faire plus de cinq ans sans salaire?
On est dans un pays où les grandes structures sont centralisées. Pour un enseignant qui est en poste à Kousseri par exemple, il faut des jours et d'énormes investissements pour se rendre à Yaoundé. Cela juste pour suivre un dossier, inutile de rappeler qu'il peut y aller 5 à 6 fois sans que sa situation ne change d'un iota.
Pour couronner le tout, on instaure le système du tiers de salaire. Cela veut dire que si un enseignant devait toucher 200 000 F le mois, cette somme est divisée par trois, ce qui donne un montant d'environ 66 666 F. Et cela peut durer beaucoup d'années sans changement.
L'éducation est l'un des domaines les plus importants d'un État qui se veut sérieux. Mais comment réussir une excellente éducation avec des enseignants qui n'ont même pas les pieds sur Terre parce que préoccupés tout le temps par la constitution et le suivi des dossiers qui n'aboutissent parfois à rien.
De là on peut se demander si on est vraiment dans État soucieux de son avenir.
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